Quelles innovation pour quels progrès ? - 13/04/2024
Avant-propos
L’idée de Progrès, associée à l’amélioration du bien-être et des conditions de vie des êtres humains, repose depuis les penseurs des Lumières, sur la séquence « progrès scientifique > progrès technologique > progrès social > progrès civilisationnel ».
Force est de constater que cette séquence ne fonctionne plus, d’autant qu’on a assisté depuis une vingtaine d’années à un remplacement progressif de la notion de Progrès par celle d’innovation.
Aujourd’hui, l’innovation, en particulier l’innovation technologique, est sous la coupe des grandes entreprises technologiques et ne répond plus aux besoins de la société.
Or cette innovation n’est pas assimilable au Progrès, elle n’en est jamais qu’un des moyens de concrétisation à réinscrire dans un projet de société solidaire en harmonie avec son environnement, au service des citoyens et non l’inverse, contribuant ainsi à réinventer le Progrès.
Comment innover dans nos manières d’innover ? L’innovation responsable, c’est-à-dire encadrée par et adaptée aux besoins véritables de ce projet, pourrait être un des outils adéquats.
Remettre le Progrès sur les rails en prenant en quelques sortes le problème de la création de connaissance scientifique et technique et surtout de son utilisation par deux bouts : le lieu où elle est créée (le monde académique) et le lieu où elle est utilisée (le monde de l’entreprise). À la fois fournir des gardes-fous éthiques aux scientifiques et aux ingénieurs et démocratiser les lieux de décision pour une gouvernance au bénéfice de tous.


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